Ce matin, c'était le jour du cours de poterie.
Pas beaucoup d'avancée.
Martine m'avait demandé de réfléchir à une sculpture.
Glup!....
Je m'étais dit que tant qu'à faire, autant choisir une oeuvre existante et que celle-ci me "parle", bien sûr.
A ce jour, deux oeuvres sculptées m'émeuvent au point de me laisser en quasi transe. La première, vue à la Villa Borghese de Rome et réalisée par Bernini, immense, majestueuse,
"sculpturale", évoque Daphné et Apollon: Apollon est en train de rattraper Daphné et le corps de Daphné commence à se changer en laurier. Elle est prise dans le tronc jusqu’aux hanches et ses
doigts s’élancent vers le ciel. Les mains et les cheveux de Daphné sont en train de devenir des feuilles. Elle a l’air effrayé. Apollon a une main posée sur sa taille comme pour la retenir. La
statue représente un sol rocheux avec un début de verdure à l’endroit où commence le laurier.

Cette photo ne saurait rendre l'émotion que l'oeuvre suscite en réalité. Comment l'auteur a-til pu transmettre avec tant de
précision la surprise d'un Dieu, Apollon, homme incrédule face au miracle, homme incrédule face à ce qu'il ne contrôle pas: la fuite de Daphné qu'il tente d'attrapper pour la violer mais qui
parvient à s'enfuir en s'élevant vers les cieux.... L'air perdu d'Apollon, la douleur de Daphné, la grâce dans la violence de l'acte....... Les mouvements des tissus, la précision des corps,
leur déséquilibre : si Daphné s’en va Apollon tombe...tout un symbole...
Je voudrais vivre à la villa Borghese pour avoir le privilège de m'endormir le soir auprès de cette oeuvre qui relève davantage du mythe ou de la fantasmagorie....
La petite "danseuse" de Degas, dans un registre différent et probablement aussi pour des raisons différentes, allume également en moi un trouble indéfini, une émotion rare .

Je ne saurais vous en
expliquer la raison.
C'est avant tout, de cela je suis certaine, pour l'association du bronze et du tissu (auquel je compte substituer le papier...évidemment...) que j'ai choisi cette pièce pour démarrer ma première
oeuvre sculptée. Alliant à la fois la force et la fragilité, la réalité et l'imaginaire, c'est peut-être parce que le rêve et la réalité se confondent, ici comme dans la vie que j'ai choisi
de travailler ma première vraie sculpture avec l'aide de ce modèle.
A suivre....
Vendredi 22 janvier 2010
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22
/01
/2010
15:44
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Par Véronique.Chambeau
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Publié dans : Mes cours de poterie
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