L’imaginaire s’appuie sur peu de choses, voire sur presque rien : un morceau de carton, un bout de planche, du grillage … Le papier mâché me permet d’intégrer cette base à d’autres matériaux et d’unifier l’ensemble. Il possède la spontanéité, le mordant et la variété de la  texture dont j’ai besoin pour créer.

 

Les défauts jugés comme tels par une société attachée aux cases ou aux stéréotypes sont pour moi des trésors  sur lesquels je m’appuie, guidée par un esprit de provocation et de rébellion autant que par un résultat esthétique contraire aux normes imposées, pour les transcender : et si le moche devenait beau ? Qu’est-ce que le moche ? Qu’est-ce que le beau ?

Avoir vécu de nombreuses années dans différents pays a confirmé mon goût pour la différence et le mélange des genres. Mon entourage, son énergie, les couleurs et formes qui m’environnent, les diverses situations dont je suis témoin, tout est source de créativité et prétexte à inspiration. J’imagine des contours, des matières, je pense à des techniques et associations sans aucun préjugé.

 

Partir de rien ou de pas grand chose pour imaginer, construire, élaborer : c’est partir à la découverte de l’inconnu ; c’est s’enrichir d’expériences sans cesse renouvelées ; c’est toujours tout remettre en question ; c’est se demander si finalement  l’essentiel n’est pas ce que l’on possède mais ce que l’on n’a pas ...

© 2019 Véronique Chambeau, tous droits réservés. 

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