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Les nanas en papier mâché d'une muse incontournable : Niki de Saint-Phalle

" Jeune femme issue d'un milieu très privilégié de Neuilly-sur-Seine, Niki de Saint Phalle deviendra artiste en autodidacte, au terme d'une première vie. En effet, alors qu'elle avait été mannequin, qu'elle s'était mariée au le poète américain Harry Mathews avec qui elle avait eu des enfants, elle est atteinte par une profonde dépression, et c'est au cours de son processus de guérison qu'elle commence à peindre. À la suite de cet événement déclencheur, son œuvre dépassera rapidement la seule portée thérapeutique, mais elle restera toute sa vie emplie de références autobiographiques douloureuse, voire traumatiques, ainsi que du souci de traduire sentiments et fantasmagories en des formes concrètes, où la joie fraye toujours avec l'angoisse, le jeu avec le monstre et les couleurs vives avec la profonde noirceur. "


" La trace la plus vive laissée par Niki de Saint Phalle dans la mémoire collective réside toutefois dans ses Nanas, statues de femmes monumentales et bariolées qui figurent encore dans les rues de nombreuses villes du monde entier. À l'opposée de ses Tirs aux figures dégradées, ses Nanas consistent en des silhouettes aux couleurs chatoyantes et strictement dessinées, figées dans des poses enjouées, harmonieuses et souvent loufoques. Inspirées par des proches en qui Niki de Saint Phalle accorde sa confiance et son amitié, ainsi que par des divinités antiques ou des sculptures de Vénus préhistoriques, les Nanas composent le volet le plus radieux et apaisé de son œuvre autobiographique. Est-ce à dire qu'elles sont entièrement dénuées de l'inquiétude qui irrigue le reste de son travail ? C'est la question que notre invitée du jour nous aide à éclairer. "


A écouter, l'émission consacrée sur France Culture, d'un simple " clic ! " sur l'image.



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