Rendez-vous Récup' après les Fêtes : le compte rendu 😊
- Veronique Chambeau

- 9 janv.
- 3 min de lecture
Quand j'ai imaginé puis lancé l'idée de récupérer les rebuts d'après les Fêtes, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Et d'ailleurs, je n'attendais rien de particulier. Je crois que j'étais surtout curieuse de découvrir ce qu'un bouche à oreille pouvait produire. La première surprise est venue de la presse, qui a généreusement partagé l'initiative, avec de beaux articles, bien détaillés, bien clairs, non sans humour, et des photos attractives. Les réseaux sociaux ont bien travaillés de leur côté puisque vous avez été nombreux à relayer les infos issues des mêmes journaux ou de mes propres publications. Et sans le vouloir, j'ai pu vérifier que ce qu'on dit est vrai ! C'est en attendant rien que l'on reçoit beaucoup. Car j'ai reçu beaucoup, vraiment, et bien plus que ce à quoi je me serais attendue ! Des objets, des matières ... de véritables trésors venus d'un peu partout et même de personnes que je ne connaissais pas encore, qui avaient lu la presse ! Ce n'est pas compliqué : je n'ai pas cessé de découvrir, mettre de côté, classer, essayer de ranger au fur et à mesure que tout cela arrivait dans mon tout petit atelier que j'ai malgré tout quitté en vrac en fin de journée. Je suis profondément touchée non pas tant par la quantité des apports que par l'esprit dans lequel tout cela s'est fait : avec attention, avec soin, avec gentillesse, avec enthousiasme ! La récup', ce n'est pas d'abord une question d'écologie, d'économie ou de bricolage. Tout cela est important, bien sûr, mais le plus important, je crois, c'est la cohérence. C'est le lien. Le lien entre les personnes. Entre les objets et leur histoire. Entre un atelier et un village. Entre ce qui paraît " peu " et qui en réalité est " énorme " ! Ce qui compte, c'est la cohérence. Le sens. Et ce qui donne du sens, c'est le regard que l'on porte sur ce qui nous entoure. Car pour transformer, il faut regarder. Pour bien regarder, il faut comprendre. Pour comprendre, il faut aimer. Notre manière de regarder une matière, un territoire, son prochain dit beaucoup de ce que nous sommes, de ce que nous allons devenir. Faire avec ce qui est là, à portée de main. Faire avec ce qui vient. Et faire ENSEMBLE ! Nous ne pouvons ignorer que chacun de nous à sa façon est le maillon d'une longue chaîne. Qui que nous soyons, quelles que soient nos affinités, nos goûts, nos aspirations, nous sommes liés les uns aux autres. Nous nous apportons mutuellement, chacun à notre manière, chacun à notre mesure. Penser qu'avec trois fois rien, on puisse faire énormément, ça peut paraître fou, et pourtant ... Hier, dans mon petit atelier, avec une toute petite idée qui aurait tout à fait pu de recevoir aucun retour, il s'est passé quelque chose que je trouve génial : vous avez eu connaissance de l'information, vous l'avez notée, vous avez sélectionné, mis de côté, attendu la date, pris du temps sur votre emploi du temps ... et vous êtes venus. Et tout s'est enchaîné, très naturellement. Sans concertation préalable, vous êtes apparus, les uns après les autres, en vous croisant souvent. Pour vous, cela vous a permis de vous rencontrer, et pour moi de passer un peu de temps avec chacun. Merci, vraiment, à toutes celles et ceux qui ont communiqué, relayé, soutenu, qui sont venus, qui ont donné. Merci pour cette belle énergie collective : elle est bien la preuve qu'un rapport au monde attentif, joyeux, responsable, créatif, est possible. Et rien n'est spectaculaire là-dedans. Rien de compliqué non plus. Il ne s'agit que de cohérence. Cette chose dont nous semblons manquer le plus, bien souvent ...



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