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" Entre les lignes " - maquette en papier mâché

En matière d'art, on entend beaucoup parler aujourd'hui de " ressenti ". Le ressenti n'est rien s'il n'y a pas d'intention, même s'il arrive parfois que le geste précède l'esprit. Bref : il n'y a pas de hasard. C'est exactement ce qui s'est passé pour cette maquette. D'abord une envie viscérale, et puis une histoire, une réflexion. Du sens. Car lorsque les mots deviennent trop lourds ou simplement impossibles à trouver, la matière prend le relais. La matière fait toujours sens. Non, on ne crée pas par hasard.

Ensuite, chacun reçoit puis transpose ses propres émotions, fruits de son propre parcours, de son histoire, de sa vérité.


Le yoyo symbolise ici les cycles de la vie : les montées, les descentes, les retours. Il parle aussi d’équilibre entre liberté et contrôle, de résilience, de cette capacité à tomber puis remonter. Et parfois aussi… d’enfance ou de nostalgie.

Le diamant, lui, évoque la force, la perfection, la lumière intérieure, la solidité, l’éternité. Mais il est aussi le fruit d’une immense pression : quelque chose de précieux né des épreuves.


Le personnage est assis sur un immense diamant — symbole de réussite, de valeur, peut-être même de vérité intérieure. Et pourtant, au lieu de contempler ce pouvoir ou cette richesse, il joue avec un yoyo.


Peut-être parce que même au sommet, l’être humain reste pris dans ses cycles. Peut-être parce que la vie continue de monter et descendre malgré tout. Ou peut-être parce que la maîtrise la plus importante n’est pas le diamant… mais le mouvement du yoyo.


Le diamant : ce qui dure.

Le yoyo : le mouvement, l’instabilité, le temps qui passe.


Ensemble, ils parlent peut-être simplement de notre condition humaine : la quête de quelque chose de solide tout en vivant dans un mouvement permanent.

Le personnage pourrait aussi représenter quelqu’un qui possède beaucoup, qui a atteint une forme d’accomplissement… mais qui continue malgré tout à rejouer certains schémas émotionnels, certaines attentes, certains manques. C'est pourquoi il ressemble à un petit garçon.

Le yoyo devient alors l’image de ces pensées, de ces désirs ou de ces relations qui reviennent sans cesse.

« Le diamant représentait tout ce qu’il croyait vouloir. Le yoyo représentait tout ce qu’il était encore. » : voilà ce que ce travail m'inspirait pendant que je le mettais en place.

Bien sûr, je n’ai pas choisi au hasard la chanson qui accompagne cette courte video..

“It’s Yourself” (C'est toi-même) de Shirley Bassey parle, à mes yeux, d’une prise de conscience intime : comprendre que la personne que l’on cherche, attend ou idéalise… est peut-être soi-même. Ou plus exactement : une relation authentique avec soi-même.

Ce n’est pas seulement une chanson d’amour. C’est presque une déclaration sur le besoin d’être vrai.

Le travail reste en cours… (de réflexion ;-) )

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